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La RDC a besoin aujourd'hui
de stabilité
d'unité
de paix
Mais qui pourra nous la donner?

 
 

1898

Proclamation de la souveraineté allemande sur les deux royaumes intégrés sous une même identité, le Ruanda-Urundi, peuplés par les Hutu (démographiquement majoritaires), les Tutsi (minorité au pouvoir) et les Twa.

18 octobre 1908

Cession du Congo à l'Etat belge.

1924

La Société des nations place le territoire du Ruanda-Urundi sous mandat belge, transformé en tutelle en 1945. La Belgique s'appuie sur la monarchie rwandaise tutsi pour mettre en place l'ordre colonial.

1931

L'administration coloniale belge impose la délivrance d'une carte d'identité aux Rwandais mentionnant leur appartenance aux communautés hutu, tutsi et twa qu'ils considèrent comme des ethnies.

 Au Rwanda

1er novembre 1959

la révolte des Hutu, dite "révolution sociale" ou "Toussaint rwandaise", provoque le massacre de Tutsi qui fuient vers le Congo (essentiellement dans la zone Goma-Masisi-Walikale), l'Ouganda, le Burundi et la Tanzanie. Le 28 janvier 1961, les Hutu proclament la République.

1er juillet 1962

proclamation de l'indépendance du Rwanda. Les Hutu exerceront le pouvoir sans partage jusqu'en 1994.

 Décembre 1963

offensive d'exilés tutsi sur le Rwanda à partir du territoire burundais. Les représailles font 10 000 morts tutsi et provoquent l'élimination de leurs leaders. Entre 1959 et 1963, près de 300 000 Tutsi rwandais s'exilent, soit la moitié de la population tutsi du pays.

5 juillet 1973

coup d'Etat militaire du hutu Juvénal Habyarimana. Il sera élu à la présidence de la République en 1978, 1983, 1988.

1er octobre 1990

Percée à l'intérieur du territoire rwandais des rebelles tutsi du Front patriotique rwandais (FPR) soutenus par l'Ouganda où ils sont réfugiés. Le Zaïre, la Belgique et la France (opération Noroît) apportent un soutien militaire au président rwandais Habyarimana (hutu). Dans la capitale Kigali, arrestation arbitraire de quelque 10 000 Rwandais tutsi ou opposants et massacre de 1 400 Tutsi à Kibilira par des extrémistes hutu.

mars 1992

les extrémistes hutu réunis au sein de la Coalition pour la défense de la République (CDR) organisent des milices, les Interahamwe. Des Tutsi sont massacrés dans le Bugesera, au sud-est du pays.

août à janvier 1993

succession de massacres de Tutsi et de Hutu modérés par les Interahamwe, milices pro-gouvernementales.

avril 1993

création de la Radio-télévision libre des mille collines (RTLMC) qui incite à la haine des Tutsi et des Hutu modérés.

4 août 1993

signature des accords d'Arusha (Tanzanie) entre le gouvernement et le FPR prévoyant un partage des pouvoirs civils et militaires entre Hutu et Tutsi. Cet accord ne sera jamais appliqué.

octobre-décembre 1993

création de la MINUAR (Mission des Nations unies pour l'assistance au Rwanda), composée de 2 500 casques bleus qui s'installent dans le pays après le départ des troupes françaises de l'opération Noroît en décembre.

                   

 

Chronologie  événements au Congo-Kinshasa du 17 mai 1997 au 30 juillet 2002


17/05/1997 Les rebelles de l'Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL) menés par Laurent-Désiré Kabila prennent Kinshasa, la capitale du Zaïre.

28/05/1997 Laurent-Désiré Kabila s'autoproclame président du Zaïre et rebaptise le pays République démocratique du Congo (RDC)

17/04/1998 La mission de l'ONU chargée d'enquêter sur de présumés massacres commis par les troupes de Kabila se retire de la République Démocratique du Congo mettant en avant "l'absence totale de coopération" du gouvernement ! Comme si le gouvernement allait coopérer à épingler le président auto-proclamé !

03/08/1998 Des combats éclatent dans les casernes de Kinshasa, République Démocratique du Congo. Dans la province du Kivu (est), des officiers vraisemblablement dirigés par des congolais tutsis d'origine rwandaise et des soldats rwandais se révoltent contre le président autoproclamé Laurent-Désiré Kabila.

04/08/1998 La République Démocratique du Congo accuse le Rwanda d'être l'instigateur de la rébellion militaire de la veille.

05/08/1998 La population de Kitona, République Démocratique du Congo lynche des Tutsis congolais.

08/08/1998 Laurent-Désiré Kabila, président auto-proclamé de la République Démocratique du Congo, rencontre le président rwandais Pasteur Bizimungu et d'autres dirigeants de la région à Victoria Falls, Zimbabwe, sans parvenir à un accord.

09/08/1998 Laurent-Désiré Kabila, président auto-proclamé de la République Démocratique du Congo, accuse l'Ouganda d'avoir dépêché des soldats et des chars au Congo pour soutenir les rebelles. A l'insu de Kabila se crée un parti rebelle : le Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD), soutenu par le Rwanda

23/08/1998 L'armée de Laurent-Désiré Kabila, président auto-proclamé de la République Démocratique du Congo, reprend le contrôle du sud-ouest du pays grâce à l'aide du Zimbabwé et de l'Angola.

27/08/1998 La Namibie apporte son soutient à Laurent-Désiré Kabila, président auto-proclamé de la République Démocratique du Congo.

18/12/1998 Le sommet de l'Organisation de l'unité africaine (OUA) échoue à trouver une solution au conflit de la République Démocratique du Congo.

10/07/1999 Un cessez-le-feu est enfin signé à Lusaka, Zambie, entre les six pays impliqués dans la guerre africaine : République Démocratique du Congo, Angola, Namibie, Zimbabwe, Rwanda et Ouganda. Pourtant signé, le cessez-le-feu ne sera jamais appliqué !

12/10/1999 Laurent-Désiré Kabila, président auto-proclamé de la République Démocratique du Congo, accuse l'armée burundaise d'appuyer la rébellion.

24/02/2000 Le Conseil de sécurité de l'ONU approuve une résolution prévoyant l'envoi d'une force de l'ONU de 5 500 hommes, dont 5 000 soldats, chargée de faire respecter le fragile cessez-le-feu du 10 Juillet 1999 et jamais respecté.

16/01/2001 Laurent-Désiré Kabila, président auto-proclamé de la République Démocratique du Congo, est assassiné à Kinshasa par un de ses gardes du corps.

26/01/2001 Joseph Kabila, fils de Laurent-Désiré Kabila, président auto-proclamé de la République Démocratique du Congo, lui succède après son assasinat.

25/02/2002 Ouverture de négociations à Sun City, Afrique du Sud, pour régler le problème africain de la République Démocratique du Congo où six pays (République Démocratique du Congo, Angola, Namibie, Zimbabwe, Rwanda et Ouganda) s'affrontent.

30/07/2002 Signature à Pretoria, Afrique du Sud, par les présidents congolais Joseph Kabila et rwandais Paul Kagame d'un accord de paix entre les deux pays.

 

 

 

30 juin 1960

proclamation de l'indépendance du Congo rebaptisé Congo-Léopoldville. Le pouvoir est partagé entre le chef de l'Etat, Joseph Kasa-Vubu, et le premier ministre Patrice Lumumba.

1963-1965

un premier conflit ethnique éclate au nord-Kivu dans la région du Masisi, entre les Banyarwanda (hutu et tutsi, réfugiés venus du Rwanda en 1959) et les populations autochtones Nande, Hunde et Nyanga.

25 novembre 1965

appuyé par le gouvernement belge et les Etats-Unis, le général Mobutu destitue le président Kasa-Vubu, s'empare du pouvoir et se proclame président de la République démocratique du Congo.

mars 1993

au Kivu, province à l'est du pays, massacres de Banyarwandas (Zaïrois hutu et tutsi originaires du Rwanda et du Burundi voisins) par des autochtones, les Nyanga autour de Walikale et les Hunde autour de Masisi. Les violences interethniques font 7 000 victimes en quatre mois selon l'ONG Oxfam.

 

 

 

   

 

1996-1997, premier conflit dans les Grands Lacs : la prise du pouvoir par L-D Kabila au Zaïre

13 octobre 1996 : début de la rébellion des Tutsi Banyamulenge - A Uvira, dans le Sud-Kivu, début de la rébellion des Banyamulenge, Congolais tutsi d'origine rwandaise, soutenus militairement par le Rwanda, l'Ouganda et le Burundi. Avec d'autres opposants au président zaïrois le maréchal Mobutu, ils se regroupent dans l'Alliance des forces démocratiques pour la libération du Zaïre (AFDL) dirigée par Laurent-Désiré Kabila.

novembre-décembre 1996 - L'AFDL démantèle les camps de réfugiés rwandais infiltrés par les ex-Forces armées rwandaises (ex-FAR) et les milices de Hutu extrémistes -les Interahamwe- responsables du génocide de 1994. Catastrophe humanitaire pour plus d'un million de réfugiés.

2 mars 1997 - La rébellion s'empare de l'immense camp de réfugiés de Tingi Tingi, à Kindu (province de Maniema) mettant en fuite près de 120 000 réfugiés.

février-avril 1997 - Face à la déroute des Forces armées zaïroises (FAZ), Laurent-Désiré Kabila conquiert les deux-tiers du territoire.

16-17 mai 1997 : du Zaïre à la République démocratique du Congo - Après 30 ans de pouvoir, le président Mobutu part en exil avant la victoire des rebelles. L-D Kabila s'autoproclame président de la République démocratique du Congo (RDC), nouvelle dénomination du Zaïre. Les rebelles investissent la capitale Kinshasa le 17 mai.

1998 - 2002, deuxième conflit : sept pays africains en guerre en RDC

1998 : partage de la RDC entre les belligérants

27 juillet 1998- L-D Kabila rompt ses alliances avec le Rwanda, l'Ouganda et le Burundi.

2 août 1998 : début du deuxième conflit de la RDC au Kivu - Une nouvelle rébellion de Tutsi Banyamulenge éclate au Kivu contre les troupes gouvernementales de L-D Kabila, soutenue par ses ex-alliés, le Rwanda et l'Ouganda.

16 août 1998  - La rébellion forme une coalition politico-militaire, le Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD), dirigée par Ernest Wamba dia Wamba.
-Sept pays entrent en guerre sur le sol congolais  : les rebelles congolais sont soutenus par le Rwanda, l'Ouganda et le Burundi ; L-D Kabila, soutenu par des soldats des ex-Forces armées rwandaises toujours réfugiés en RDCongo et d'autres milices congolaises telles les Maï-Maï, s'allie à l'Angola, la Namibie, le Zimbabwe (et le Tchad qui se retire rapidement des combats).

23 août 1998 - Les rebelles du RCD prennent Kisangani (capitale de la Province orientale), troisième ville du pays. Ils menacent la capitale Kinshasa par une audacieuse opération aéroportée, stoppée in extrémis par l'intervention des troupes venues d'Angola, de Namibie et du Zimbabwe. Début de la partition du pays : les Nord et Sud-Kivu tombent sous le contrôle du RCD qui occupe aussi des parties du Maniema, du Katanga, de la Province orientale ; l'ouest reste sous le contrôle de L-D Kabila et de ses alliés.

1er octobre 1998 - Une autre rébellion se forme dans la province de l'Equateur, le Mouvement pour la libération du Congo (MLC) dirigé par J-P Bemba. Le MLC prend le contrôle de la région, soutenu par l'Ouganda dont les troupes sont stationnées en Equateur et en Province orientale .

12 octobre 1998- Les rebelles s'emparent de la ville de Kindu, quartier général de l'armée congolaise. Ils poursuivent leur offensive vers les régions minières du Kasaï et du Katanga.

1999  : lancement du processus de paix, mais rupture d'alliance entre le Rwanda et l'Ouganda

18 avril 1999- Accord de paix entre la République démocratique du Congo et l'Ouganda signé à Syrte, en Libye. Il n'a jamais été appliqué.

17 mai 1999- Scission du RCD en deux mouvements rebelles distincts et renversement de leurs alliances avec le Rwanda et l'Ouganda. Une direction, le RCD-Goma, est installée à Goma, dirigée par Emile Llunga et appuyée par le Rwanda. L'autre direction, le RCD-Kisangani, est installée à Kisangani, dirigée par Wemba di Wemba et soutenue par l'Ouganda qui soutient aussi le MLC (en 1998, Wemba était soutenu par le Rwanda). La partition du pays est effective : les groupes armés contrôlent le nord-est et le sud-est de la RDC, le gouvernement ne contrôlant plus que la moitié ouest .

mai - juin 1999- En Ituri, révolte des Lendu (ethnie majoritaire, soutenue par le Rwanda) contre les Hema propriétaires de grandes exploitations. L'armée ougandaise (UPDF) qui a établi une base à Bunia, soutient les Hema

10 juillet 1999 - Accords de Lusaka  : cessez-le-feu signé à Lusaka (Zambie) par les sept Etats impliqués dans le conflit (le Tchad s'était retiré peu après le début des hostilités). Il est ratifié en août par les rebelles du MLC et des deux tendances du RCD. Les armées étrangères ont neuf mois pour quitter la République démocratique du Congo.
-L'armée rwandaise occupe une partie de la Province orientale, le Nord et le Sud-Kivu ainsi que le Nord-Katanga. L'armée ougandaise contrôle la partie nord de la province de l'Equateur et de la Province orientale. Malgré l'accord, combats et massacres continuent.

août 1999- Premiers affrontements entre le Rwanda et l'Ouganda qui se disputent le contrôle de la ville de Kisangani (Province orientale), plaque tournante du marché du diamant, causant la morts de deux cents civils.

30 novembre 1999 - La résolution 1279 du Conseil de sécurité de l'ONU autorise la création de la Mission des Nations unies en République démocratique du Congo (MONUC).

août-décembre 1999 - En Ituri, des massacres interethniques entre Lendu et Hema font près de 5 000 morts dans la région de Bunia et 150 000 déplacés.

2000  : combats entre le Rwanda et l'Ouganda sur le territoire congolais

mai - juin 2000 -Nouveaux combats entre les anciens alliés, le Rwanda et l'Ouganda à Kisangani qui s'affrontent pour le contrôle des richesses diamantifères de la région.
-Le 14 mai, un sommet a lieu à Mwanza (Tanzanie) entre les présidents rwandais et ougandais, Paul Kagamé et Yoweri Museveni, qui ordonnent un cessez-le-feu, la démilitarisation de Kisangani et un retrait des troupes à au moins 100 km de la ville à partir du 25 mai.
-Le 21 mai, un accord signé par les deux armées sous les auspices de l'ONU confirme cette décision.
-Entre le 5 et 10 juin, de violents combats reprennent cependant à Kisangani faisant au moins 150 morts et plus de 1 000 blessés dans la population civile.

16 juin 2000- Résolution 1304 de l'ONU ordonnant le retrait de toutes les troupes étrangères du territoire congolais sans fixer de date limite.

2001  : relance du processus de paix par Joseph Kabila, successeur de L-D Kabila

16 janvier 2001-Assassinat du président Laurent-Désiré Kabila.
-Son fils Joseph Kabila est nommé chef de l'Etat le 17 janvier. Dans son discours d'investiture, le 26 janvier, il annonce sa volonté de normaliser les relations de la République démocratique du Congo avec la communauté internationale et de relancer le processus de paix inscrit dans l'Accord de Lusaka signé en juillet 1999 mais jamais appliqué.

15 février 2001-Relance de la mise en œuvre de l'accord de cessez-le-feu de juillet 1999 au cours d'un nouveau sommet régional à Lusaka (RDC, Angola, Zimbabwe, Namibie, le Rwanda et l'Ouganda étant absents, et trois factions rebelles : MLC, RCD-Goma, RCD-Kisangani). Joseph Kabila accepte la médiation de Katumile Masire, ex-président zambien, et le déploiement des casques bleus.
-Face à cette ouverture diplomatique et à la pression de la communauté internationale, le Rwanda et l'Ouganda commencent à retirer leurs troupes du territoire congolais le 28 février.

29 mars 2001- La MONUC déploie son premier contingent dans l'est, en territoire rebelle, et le 4 avril en zone gouvernementale.

15 octobre 2001- Ouverture officielle du dialogue intercongolais à Addis-Abeba, en Ethiopie. Ce forum réunit 80 délégués représentant le gouvernement congolais, les rébellions, l'opposition politique et la société civile. Il doit régler le volet politique de l'accord de Lusaka dont le cessez-le-feu n'a pas été respecté depuis juillet 1999. Mais il est immédiatement interrompu pour ne reprendre qu'en février 2002.

2002  : retrait des troupes étrangères de la RDC et ouverture du dialogue intercongolais

25 février -18 avril 2002- Ouvert officiellement le 15 octobre 2001 à Addis-Abeba et immédiatement interrompu, le dialogue intercongolais reprend à Sun City, en Afrique du Sud, sous la médiation de l'ancien président botswanais Ketumile Masire. Quelque 300 délégués du gouvernement congolais, des mouvements rebelles congolais soutenus par l'Ouganda (MLC, RCD-ML dénommé aussi RCD-Kisangani), de l'opposition politique et de la société civile sont réunis pour élaborer un accord sur le régime de transition à mettre en place avant les élections. Un accord partiel du partage du pouvoir est conclu. Il n'est pas signé par le RCD-Goma et plusieurs partis d'opposition radicale.

juin 2002- Troisième affrontement entre le Rwanda et l'Ouganda à Kisangani . L'Armée patriotique rwandaise (APR) chasse de la ville l'armée ougandaise, les Forces de défense populaires d'Ouganda (UPDF), faisant près de 1 200 morts parmi la population.

30 juillet 2002- Accord entre la RDC et le Rwanda signé à Pretoria (Afrique du Sud) . Le président rwandais Paul Kagamé s'engage à retirer ses 30 000 soldats de la RDCongo en échange du désarmement et du regroupement par le gouvernement congolais de quelque 12 000 rebelles extrémistes hutu rwandais (ex-Forces armées rwandaises et milices Interahamwé responsables du génocide de 1994) repliés en RDC, puis de leur rapatriement au Rwanda.

6 septembre 2002- Accord entre la RDC et l'Ouganda signé à Luanda (Angola) . Il prévoit le retrait total des troupes ougandaises du nord-est du territoire et la normalisation des relations diplomatiques entre les deux pays. La date du retrait est maintes fois repoussée.

5 octobre 2002- Fin du retrait des troupes de l'Armée patriotique rwandaise (APR).

30 octobre 2002- Fin du retrait des troupes angolaises, namibiennes et zimbabwéennes, alliées au gouvernement congolais.

17 décembre 2002 -Poursuite du dialogue intercongolais à Prétoria sous la médiation de l'ONU et de l'Afrique du Sud : l'accord de cessez-le-feu de Lusaka de juillet 1999 est complété par un accord politique global sur le partage du pouvoir pendant une période de transition de deux ans entre Joseph Kabila et quatre vice-présidents émanant des quatre composantes des négociations ouvertes depuis octobre 2001 : le gouvernement, les deux principaux mouvements rebelles (MLC et RCD-Goma), l'opposition non armée et la société civile. Des élections générales auront lieu après la période de transition, en juin et juillet 2005.
-Fin 2002, officiellement les troupes étrangères se sont retirées de la RDCongo. Mais dans l'est et le nord-est, les combats impliquant une myriade de groupes armés rivaux redoublent d'intensité. Ils sont entretenus par le Rwanda et l'Ouganda qui entendent garder, par guérillas interposées, le contrôle de l'exploitation des riches ressources naturelles de la région.