au fil de l'histoire

Aujourd'hui  Hier  Demain

 

Accueil
Breves
Au fil de l'histoire
Chemins de la mission
Activités
Projets
Galerie photo
Contactez-moi

 

Les dates de l'histoire du Congo

500 Date approximative de la formation de l'unité kuba d'où est né le royaume Kuba, fondé par Woot, le Nyimi, roi mythique dont le descendant actuel Kwete Mbokashanga serait le 124e successeur.

 

VIe siècle

 

 

520

à 845

Formation de l'unité Luba qui donnera naissance au premier empire Mulopwe, roi, historiquement connu est Nkongolo Mwamba qui semble avoir régné au XVIe siècle.  

 

XIIIe siècle

wpe141.jpg (679 octets)
 

 

1275 Date hypothétique de la formation du royaume Kongo par Nimi a Lukenie, alias Ntinu Wene.

 

 

XVe siècle

wpe141.jpg (679 octets)
 

 

1482 Diego Cão, navigateur portugais, découvre l’embouchure du fleuve Congo et fonde une colonie. Il n'a atteint effectivement cette embouchure qu'en 1483, inaugurant ainsi les contacts entre les peuples locaux, notamment les Kongo, et les Européens.

 

1491 Les premiers missionnaires catholiques arrivent au royaume Kongo et entament officiellement la première évangélisation du pays (1483-1835) par le baptême, le 3 mai, du Mani Kongo (roi) Nzinga Nkuwu et de sa cour. Le roi se prénomme alors Joao et devient Joao I Nzinga Nkuwu.

 

1498 L'arrivée en Amérique du premier navire transporteur d'esclaves, inaugure la traite des esclaves dans l'Atlantique, fléau qui trois siècle et demi durant, de 1550 à 1880, eut entre autres conséquences, le dépeuplement de l'Afrique et la désorganisation de ses structures politiques et sociales.

 

Manuels scolaire coloniaux (Congo-Belge). Un Florilège.

RDC-Les Anciens Royaumes

http://conorij.afrikart.net/index.html

 

XVIe siècle
wpe141.jpg (679 octets)
 

 

 

 

Formation du royaume Luba (Shaba central). Les portugais établissent une forme de protectorat et évangélisent le Kongo. Ils se désintéressent pourtant du royaume à la fin du siècle et se tournent vers l'Angola où la traite des esclaves est plus facile. Ce siècle marque aussi le début de la traite dans le bas Congo.

 http://www.cosmovisions.com/ChronoCongo.htm

 

 

 

XVIIe siècle

wpe141.jpg (679 octets)
 
  Les Hollandais prennent les ports de San Thomé et Saint-Paul de Loanda (1641) à l'embouchure du Congo. Les capucins italiens poursuivent l'évangélisation dans le royaume Kongo en déclin. Ce siècle voit l'essor des royaumes Kouba (Kasaï) et Lunda (Kasaï et Bandundu) et le début de la traite des esclaves dans le bas Kasaï et le Katanga (Shaba).

 

XIXe siècle

wpe141.jpg (679 octets)
 

 

 

Henri Morton Stanley

 

Livingstone

 

 

  Les Zandés, guerriers originaires de l'actuel Soudan, s'établissent dans le nord.

 

1815 Nabiembali fonde le royaume Mangbetu (nord-est).

 

1816 L'Anglais Tuckey remonte le fleuve Congo jusqu'aux chutes deYelala et inaugure ainsi la période des "explorations scientifiques du 19e siècle" en Afrique centrale et australe.

 

  La puissance des chefferies Zandé s'accroît considérablement grâce à la traite des esclaves et au commerce des armes.

 

1869 Msiri fonde dans le sud-est le royaume des Garengazé.

 

1874-78 Le Congo est exploré par Henry Morton Stanley (1841-1904), d’abord pour son propre compte, puis pour l’AIC (Association Internationale du Congo). Il traverse le continent d'est en ouest et descend le fleuve Congo jusqu'à son embouchure. Des négriers de Zanzibar commencent à pénétrer dans la zone forestière et à s'installer à l'ouest du Lualaba.

 

Septembre 1876 Le Roi de Belgique, Léopold II, organise une conférence géographique internationale débouchant sur la création de l’AIA (Association Internationale Africaine) dont l’objectif est « d’ouvrir l’Afrique à la civilisation et d’abolir la traite des esclaves ». Cette conférence, tenue à Bruxelles, définit une "zone d'action" à l'intérieur du continent africain, délimitée au nord par le Soudan égyptien, au sud par le bassin du zambèze, à l'est et à l'ouest par les océans.

 

30 octobre 1878 Léopold II conclut un accord avec Stanley pour la création de postes au Congo et la négociation de traités avec les chefs locaux, au nom de l’AIA devenu ensuite CEHC (Comité d’études du Haut-Congo).

 

8 août 1880 Ouverture à Boma, par les missionnaires catholiques, de la première école du Congo, comptant dés le départ une vingtaine d'enfants.

 

1883 Congo devient l’AIC (Association Internationale du Congo), présidée par Léopold II.

 

15 novembre 1884 Au Congrès de Berlin, l’AIC devient l’Etat Indépendant du Congo (EIC) dont le souverain est Léopold II et ayant son gouvernement à Boma, ensuite à Léopoldville.

 

26 février 1885 L'acte final de la conférence de Berlin fixe le statut conventionnel du bassin du Congo (liberté de commerce et de navigation sur le fleuve) et les limites de l'Etat Indépendant du Congo. Léopold II obtient le Katanga en compensation des territoires qu'il a dû céder à la France. La souveraineté personnelle du roi des Belges se substitue à celle de l'Association Internationale et le nouvel Etat du Congo obtient la reconnaissance des puissances internationales. Léopold I constitue à Bruxelles le gouvernement du Congo (6 mai) et sur place, le remplaçant de Stanley, Sir Francis de Winton, prend le titre d'administrateur général. Le territoire est divisé en districts dirigés par des commissaires.

 

1888 Organisation de la "Force publique".

 

1889 Léopold II déclare que "les terres vacantes doivent être considérées comme appartenant à l'Etat".

 

1891 C'est le début de l'exploitation intensive de l'ivoire et du caoutchouc naturel, produits des terres domaniales réservés à l'Etat. L'Etat libre est organisé en unités de gouvernement local établies à partir des institutions politiques traditionnelles. Les autorités de l'EIC commencent à se heurter à la résistance de chefs locaux et des Arabes, qui tiennent près d'un tiers du pays. La Force publique défait Msiri, assurant l'emprise de l'EIC sur le sud-est.

 

1892 L'expédition géologique Bia-Francqui-Cornet démontre l'existence de ressources minières au Katanga.

 

1895 Cette année est marquée par la mutinerie de la garnison de la Force publique de Luluabourg et par la conquête de l'ancien royaume Mangbetu.

Instauration de l'immatriculation des Congolais aux registres de la population "civilisée" et octroi corrélatif aux bénéficiaires de celle-ci des droits civils européens.

 

1897 C'est le début de la mise en place d'un système de "cultures gouvernementales", imposées aux populations (coton et cacao).

 

1898 Ouverture de la ligne de chemin de fer Matadi-Léopoldville.

 

XXe siècle

wpe141.jpg (679 octets)
 

 

 

 

 

 

 

 

 

1903-1904 Les abus du régime léopoldien sont dénoncés en Grande-Bretagne par la Congo Reform Association.

 

24 juillet 1904 Création d’une commission internationale pour enquêter sur les pratiques utilisées dans la production du caoutchouc (politique des mains coupées, prises d’otages...)

 

Entre le 27 février et le 2 mars 1906 Scandale suite aux accusations de parlementaires belges.

 

 

13 décembre 1906 L’Etat indépendant du Congo est annexé à la Belgique.

 

20 août 1908 Publication d’une charte faisant du Congo une colonie belge. La Belgique prend la responsabilité formelle de la colonie. Cette charte coloniale fixe le statut administratif et politique du Congo : le roi légifère en collaboration avec le ministre des colonies et avec l'assistance d'un conseil colonial. Le gouverneur général dispose du pouvoir local et gouverne par voie d'ordonnances. Une commission de protection des indigènes, présidée par le procureur général à Léopoldville et indépendante du gouverneur, est instituée. Le gouvernement belge organise un enseignement pour la formation des auxiliaires de l'administration et des Européens expatriés.

 

1911 Le Katanga est relié par rail à l'Afrique du Sud.

 

1913 Ce sont les débuts de l'exploitation industrielle du cuivre. Par ailleurs, les premiers diamants sont découverts au Kasaï.

 

1916 Le paiement des salaires en numéraire est imposé, ce qui conditionne en retour le versement de l'impôt en argent, exigible de tous les adultes valides.

 

1917 Introduction du coton dans la région du Maniema. Les mines de diamant du Kasaï commencent à être exploitées.

 

1920 Le ministre des colonies, Louis Franck, rend un rapport qui fixe dans ses grandes lignes la politique indigène, l'organisation des chefferies, des secteurs et des tribunaux indigènes. Il recommande la constitution de grandes unités administratives dotées d'institutions gouvernementales modernes, appelées secteurs.

Publication de l'Avenir colonial belge, premier grand quotidien du Congo Belge.

 

1921 Développement dans le Bas-Congo du Kibanguisme, secte d'inspiration chrétienne fondée par Simon Kibangu.

 

1924 Installation au Congo Belge de la Croix-Rouge Internationale dont le premier centre d'assistance sera ouvert en 1925 à Pawa, dans l'actuelle Région du Haut-Zaïre.

 

1925 Développement de l'islam au Maniema au centre du pays. La secte Kitawala, qui prêche le prochain départ du colonisateur blanc, se développe au Katanga.

 

1928 Mise en service du chemin de fer BKC (Bas-Congo-Katanga).

 

1931 Grande révolte des Bapendé, au nord-est, causée par la diminution des revenus paysans.

 

1933-34 Réorganisation administrative : le gouvernement général Auguste Tilkens décrète une centralisation radicale. Le statut spécial de vice-gouvernement général du Katanga est supprimé. Généralisation du système des secteurs. Création de deux nouvelles provinces (Kasaï et Kivu) qui viennent s'ajouter aux quatre déjà existantes (Congo Kasaï -plus tard Congo Léopoldville- Equateur, Province orientale et Katanga).

 

5 décembre 1935 La durée maximale des travaux et cultures obligatoires est fixée à 60 jours par an.

 

1939-45 Participation du Congo à l'effort de guerre allié sous la direction de Paul Ryckmans.

 

4 décembre 1941 Premières grèves des travailleurs congolais à Jadothville (Likasi) et à Elisabethville (Lubumbashi). Terminées par des massacres dans cette dernière ville, ces grèves sont restées comme la plus grande manifestation de la conscience ouvrière au Congo Belge.

 

1942 La durée du travail obligatoire passe à 120 jours par an.

 

1944 Révoltes au Katanga et au Kasaï provoquées par le recrutement massif de travailleurs pour les mines et la détérioration des conditions de travail.

 

20 février 1944 Mutinerie de la Force publique de Luluabourg.

 

1948 Grande année sociale au Congo Belge marquée notamment par la reconnaissance du droit de grève aux travailleurs Congolais, la fixation d'un salaire minimum légal, SMIL, par l'administration coloniale et l'organisation pour la première fois à Léopoldville du transport en commun assuré par des "fula-fula", grands camions carrossés transformés en autobus et réputés pour leur rapidité.

 

1950 Création de l'ABAKO (Association des Bacongo).

 

4 avril 1950 Interdiction de la polygamie au Congo Belge

 

1951 Fondation du groupement "Conscience africaine".

 

1954 Ouverture de l'université Lovanium de Léopoldville, l'actuelle Université de Kinshasa, UNIKIN, la première du Zaïre et d'Afrique centrale.

 

1955 Visite du roi Baudouin qui lance l'idée d'une communauté belgo-congolaise. Plan de 30 ans du Pr Van Bilsen qui insiste sur la nécessité de mettre en place une structure fédérale,de former des élites congolaises et de favoriser leur accession progressive aux "leviers de commande". Le ministre des colonies, Buisseret, ouvre trois écoles d'administration.

 

1956 L'association, Conscience africaine, publie un manifeste qui rejette l'idée de communauté belgo-congolaise, mais se rallie au "Plan de 30 ans", à condition que les Congolais soient associés à sa mise en oeuvre. L'Abako critique le délai proposé et demande l'application immédiate des libertés fondamentales. Le fils de Simon Kibangu, Joseph Diangienda, fonde l'Eglise de Jésus-Christ sur la Terre par le prophète Simon Kibangu (EJCSK) qui se pose en église nationale du Congo.

Ouverture de l'université officielle du Congo à Elisabethville, UOC, l'actuelle université de Lubumbashi, UNILU, deuxième université du pays.

Formation de la première sélection nationale de footballeurs congolais dénommée "Les Lions", base de l'équipe nationale de football devenue en 1966, les Léopards.

 

1958 Mise en place expérimentale de conseils municipaux élus à Léopoldville, Elisabethville et Jadothville.

 

Octobre 1958 Patrice Lumumba fonde le Mouvement national congolais qu'il représente à la conférence panafricaine d'Accra.

 

4 janvier 1959 L'interdiction d'une réunion de l'Abako déclenche à Léopoldville une émeute sévèrement réprimée (42 morts).

 

11 janvier 1959 L'Abako est dissoute.

 

13 janvier 1959 Le Roi Baudouin s'engage à "conduire... les populations congolaises à l'indépendance ..." et annonce pour décembre des élections locales au suffrage universel et des conseils communaux dans tous les centres urbains.

 

23 juin 1959 Le président de l'Abako, Joseph Kasa Vubu, demande la création, dans l'ouest du pays, d'une république du Kongo.

 

Décembre 1959 La loi martiale est instituée dans le sud-Kasaï afin de stopper les affrontements entre Lulua et "immigrés" Luba. Une coalition comprenant l'Abako, le PSA (Parti Solidaire Africain) d'Antoine Gizenga (Kwilu, à l'est) et le MNC d'Albert Kaloji et Joseph Iléo (Kasaï) demande la convocation à Bruxelles d'une table ronde.

 

29 janvier 1960 Début de la table ronde belgo-congolaise, qui fixe au 30 juin la date de l'indépendance, et qui est suivie d’une table ronde économique en février.

 

Entre le 10 et 18 mai 1960 Le Parlement belge vote la Loi fondamentale du futur état.

 

Mai 1960 Les élections sont remportées par le MNC de Patrice Lumumba qui est élu chef de gouvernement.

 

Juin 1960 Joseph Kasavubu devient Président.

 

23 juin 1960 Patrice Lumumba est nommé Premier ministre.

 

30 juin 1960 Jour de l’Indépendance du Congo est marqué par le départ des cadres belges et le début de la guerre civile. Le Congo belge est rebaptisé Congo-Léopoldville.
 
XXe siècle
wpe141.jpg (679 octets)
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

30 juin 1960 Jour de l’Indépendance du Congo est marqué par le départ des cadres belges et le début de la guerre civile. Le Congo belge est rebaptisé Congo-Léopoldville.

 

6 juillet 1960 Mutinerie de la Force publique.

 

7 juillet 1960 Les forces militaires belges interviennent pour protéger la vie des Belges et mater la mutinerie de la Force publique.

 

11 juillet 1960 Le Katanga (Shaba actuel), appuyé par les Belges, proclame son indépendance avec Moïse Tschombé (président de la Conakat) comme Président. Fin de l’Indépendance du Katanga le 15 janvier 1963.

 

12-13 juillet 1960 Le Premier ministre, Patrice Lumumba, et Kasa Vubu demandent une intervention armée de l’ONU.

 

14 juillet 1960 Le Conseil de Sécurité de l'ONU vote une résolution demandant à la Belgique de retirer ses troupes, qui seront remplacées par des casques bleus (environ 19.000 hommes).

 

16 juillet 1960 Débarquement des premiers casques bleus de l'opération des Nations Unies pour le Congo (ONUC).

 

5 août 1960 Le Président congolais, Kasavubu, avec l’assentiment de l’ONU, démet Patrice Lumumba et nomme Joseph Ileo Premier ministre.

 

Août 1960 Albert Kalondji se proclame empereur des Balubas et chef de l’Etat autonome du Sud-Kasaï (jusqu’en septembre 1962).

 

14 septembre 1960 Le colonel Mobutu fomente un coup d’Etat militaire. Le Parlement et la Constitution sont suspendus.

 

19 septembre 1960 Le colonel Mobutu instaure un Collège des Commissaires généraux remplaçant les organes du pouvoir.

 

20 septembre 1960 La République du Congo, état souverain, est admis comme membre de l'ONU.

 

9 décembre 1960 Patrice Lumumba est arrêté.

 

17 janvier 1961 Mobutu envoit Lumumba à Elisabethville au Katanga où il est assassiné dés son arrivée.

 

9 février 1961 Un gouvernement provisoire, dirigé par Joseph Iléo, remplace le Collège des commissaires généraux.

 

2 août 1961 Réunion du Parlement qui confie le gouvernement à Cyrille Adoula, co-fondateur du MNC, avec Gizenga comme vice-Premier ministre.

 

15 janvier 1963 Les forces de l'ONUC s'emparent d'Elisabethville et mettent fin à la sécession katangaise.

 

Septembre - octobre 1963 Le président Kasa Vubu suspend le Parlement; l'opposition se trouve de ce fait rejetée dans la clandestinité.

 

Décembre 1963 Pierre Mulele déclenche une guerre révolutionnaire au Kwilu.

 

1964 Gaston Soumialot prend le contrôle de l'est du pays où, à Stanleyville, il constitue un gouvernement de la République populaire du Congo, concurrent de la République démocratique du Congo, créée à Léopoldville après reférendum.

 

Mars 1964 La Belgique passe une convention avec le Congo pour régler le contentieux financier entre les deux pays (le portefeuille de l’ancien Congo belge reste au Congo et la dette, contractée par la Belgique au nom du Congo, est partagée en deux).

 

10 juillet 1964 Moïse Tschombé est rappelé après la reprise des révoltes et constitue un gouvernement de Salut public dont la tâche sera en priorité la réconciliation et la pacification.

 

1 août 1964 Nouvelle constitution de type fédéral, autorisant le multipartisme (proclamation de la constitution de Luluabourg). Le pays est divisé en 21 "provincettes" correspondant aux anciens districts. A cette occasion, le pays se dénomme officiellement la République Démocratique du Congo.

 

24 - 26 novembre 1964 Tshombé met un terme au gouvernement de Stanleyville où des commandos belges, assistés de troupes britanniques et américaines, sont parachutés.

 

3 février 1965 Elections législatives.

 

23 octobre 1965 Le président Kasa Vubu remplace Tshombé par Evariste Kimba.

 

24 novembre 1965 Un coup d’état, mené pour la seconde fois par le général Mobutu, né le 14 octobre 1930, renverse le Président Kasavubu et le Premier ministre Evariste Kimba. Il saisit l’occasion pour dénoncer la corruption entre le Congo et la Belgique. Il s'octroie les pleins pouvoirs, interdit l'activité des partis politiques pour une durée de 5 ans, réduit la rémunération des fonctionnaires et suspend le droit de grève.

 

3 mai 1966 Débaptisation de la capitale et de certaines villes du pays.

 

2 juin 1966 Kimba et trois anciens ministres sont pendus.

 

30 juin 1966 Le Congo-Léopoldville est rebaptisé Congo-Kinshasa.

 

Décembre 1966 L'Union minière du Haut-Katanga est nationalisée.

 

20 mai 1967 Publication du manifeste de la N'Sele, la charte du Mouvement Populaire de la Révolution, MPR, donnant son programme et ses grandes options, marque la naissance officielle de ceparti créé depuis le 18 avril 1967.

 

Juin 1967 Création du zaïre-monnaie avec comme parité : 1BEF = 0,01 z

 

21 juin 1967 Suite à un réferendum, un régime plébiscitaire est institué avec un parti unique, le Mouvement Populaire de la Révolution (MPR).

 

30 juin 1967 Moïse Tschombé est kidnappé dans un avion privé et incarcéré en Algérie où il meurt le 30 juin 1969.

 

Août 1969 L'Eglise congolaise dénonce les "penchants dictatoriaux" du régime Mobutu.

Le Président Mobutu lance un plan économique qui permettra de doubler la production de cuivre.

 

31 octobre 1970 Mobutu est élu Président.

 

21 octobre 1971 La République du Congo prend le nom de Zaïre et adopte un nouveau drapeau et hymne national. C'est aussi le "retour à l'authenticité", avec le lancement d'un nouveau vêtement : l'abacost ("à bas le costume")

 

Janvier 1972 L’Etat entre en conflit avec l’Eglise catholique et le cardinal Malula est expulsé.

 

15 février 1972 Les noms et prénoms chrétiens sont supprimés et les noms de lieux sont africanisés au nom de l’authenticité.

 

1973 Nationalisation des grandes entreprises

 

30 novembre 1973 Le Président Mobutu prononce un discours consacré à la zaïrianisation du pays.

 

22 mai 1974 Un protocole d’accord de coopération militaire est signé avec la France (assistance et formation).

 

Novembre 1974 Nationalisation des PME (Zaïrianisation)

 

1975 Le Zaïre soutient le FNLA dans la guerre civile qui secoue l’Angola.

 

Juin 1975 Un complot contre Mobutu est déjoué.

 

Entre le 7 et le 9 août 1975 Le Président français, Valery Giscard d’Estaing, est accueilli au Zaïre.

 

17 septembre 1976 Faisant marche arrière, l’Etat zaïrois revient à une économie mixte(60 % de la valeur des sociétés privés est rétrocédée aux anciens propriétaires).

 

Mars 1977 1977 mars - Première invasion du Shaba qui, avec le soutien marocain, sera stoppée.

 

Juillet 1977 Mobutu annonce une démocratisation du MPR, une décentralisation et la création du poste de Premier commissaire d'Etat (Premier ministre).

 

Décembre 1977 Réélection à la présidence de Mobutu, candidat unique.

 

Février 1978 Nouveau complot contre Mobutu, déjoué et qui débouchera sur 13 exécutions.

 

11 mai 1978 4 000 rebelles (anciens gendarmes katangais), venus d’Angola, assiègent Kolwezi au Shaba. Des Européens sont massacrés, selon les sources, par les rebelles ou par l'armée.

 

19 mai 1978 Les parachutistes français du 2e REP (la Légion) et belges sautent sur Kolwezi (mort de 700 Zaïrois, 91 étrangers , 5 paras français et 1 para belge).

 

21 mai 1978 Les Européens sont rapatriés en Europe.

 

Juin 1978 Création d’une force interafricaine (Maroc, Gabon, Sénégal, Côte d’Ivoire et Togo).

 

19-20 août 1978 Le Président Mobutu rencontre son homologue angolais, Neto, à Kinshasa.

 

30 juin 1979 Les Forces Armées zaïroises relèvent la force interafricaine.

 

Juillet 1979 L'armée tire sur des chercheurs de diamants indépendants au Kasaï; le bilan est très lourd (plus de 200 morts) ce qui provoque les réactions indignées de parlementaires, dont celles de Tshisekedi, originaire du Kasaï.

 

Avril 1980 Le pape Jean-Paul II est reçu au Zaïre.

 

Octobre 1980 Lettre ouverte à Mobutu, très critique, de treize parlementaires parmi lesquels, Etienne Tshisekedi.

 

Décembre 1980 Début des arrestations et des relégations parmi les "Treize"

 

Février 1982 Création par les "treize" d'un parti d'opposition, l'UDPS (Union pour la Démocratie et le Progrès Social)

 

Juin 1982 Les "Treize" sont condamnés à 15 ans de prison.

 

Octobre 1982 Tenue du sommet franco-africain à Kinshasa.

 

11 décembre 1982 Le Président Mobutu est promu à la dignité de Maréchal.

 

20 mai 1983 Inauguration du pont Matadi, qui réunit les deux rives du fleuve Zaïre et long de 722 mètres.

 

28 juillet 1984 Mobutu est réélu Président.

 

1 décembre 1984 Le Président français François Mitterrand est en visite officielle au Zaïre.

 

30 juin 1985 Le Zaïre fête ses 25 ans d'indépendance avec un faste tout particulier. A cette occasion, le Roi Baudouin se rend en visute officielle au Zaïre.

 

6 août 1985 Philippe de Dieuleveult, animateur TV, et 6 coéquipiers français de l’expédition Africa Raft disparaissent en descendant le fleuve Zaïre. Disparition non-élucidée à ce jour.

 

15 août 1985 Pendant la visite pastorale du pape Jean-Paul II, a lieu à Kinshasa la béatification de Soeur Anuarite Nengapeta, vierge et martyre zaïroise, tuée le 1er décembre 1964 à Isiro durant la rébellion.

 

Octobre 1986 Kinshasa limite les remboursements de sa dette à 10 % des revenus de ses exportations.

 

Janvier 1988 Arrestation d'Etienne Tshisekedi, qui sera libéré en septembre.

 

Octobre 1988 Manifestations contre Mobutu, durement réprimées.

 

Novembre 1988 Le Premier ministre belge, W. Martens propose la remise d'une partie de la dette zaïroise - trop, dit-on à Bruxelles, trop peu, dit-on au Zaïre. Kinshasa rejette l'offre et appelle les Zaïrois à quitter la Belgique.

 

Janvier 1989 Le gouvernement zaïrois dénonce les « accords léonins » le liant à la Belgique.

 

26 juillet 1989 La Belgique et le Zaïre signe un accord qui conduit à l’annulation de 11 milliards de francs belges de dette zaïroise et au renouvellement de la coopération belge.

 

7 avril 1990 Lunda Bululu est nommé Premier ministre de transition.

 

24 avril 1990 Mobutu annonce la fin du parti unique.

 

11-12 mai 1990 Massacre à l’université de Lubumbashi. Plus de 500 étudiants qui y manifestaient sont tués par des éléments de la garde présidentielle (DSP).

 

22 juin 1990 700 coopérants belges sont renvoyés.
Août 1990 Création du Front uni de l'opposition qui met au point une charte réclamant la tenue d'une conférence nationale.

 

18 décembre 1990 Autorisation du multipartisme.

 

9 avril 1991 Mulumba Lukoji est nommé Premier Ministre.

 

Entre le 13 et le 15 avril 1991 Des manifestations font 42 morts à Mbuji-Mayi.
Août 1991 Début de la Conférence nationale

 

23-24 septembre 1991 Les grandes villes zaïroises vivent à l’heure des pillages, mouvement lancé par les militaires, privés de leur soldes. Ces émeutes font officiellement 117 morts.

 

25 septembre 1991 La France lance une intervention militaire avec l’envoi de 4 compagnies de légionnaires et d’infanterie de marine (600 hommes) et 4 compagnies prélevées sur la FAR (600 hommes). Les paras belges interviennent pour évacuer les expatriés (opération Blue Beam).

 

1 octobre 1991 Etienne Tshisekedi est nommé Premier ministre, avant d’être limogé trois semaines plus tard (21 octobre)

 

22 octobre 1991 Des émeutes à Lubumbashi font 10 morts.

 

23 octobre 1991 Mungul Diaka est nommé Premier ministre

 

25 novembre 1991 Nguza Karl-I-Bond est nommé Premier ministre.

 

19 janvier 1992 Le président Mobutu supprime la Conférence nationale.

 

16 février 1992 L’armée zaïroise tire dans la foule lors d’une marche des chrétiens (13 morts).

 

6 avril 1992 La Conférence nationale qui était suspendue depuis le 23 janvier reprend et se déclare souveraine le 15 avril.

 

21 avril 1992 La Conférence nationale désigne Monseigneur Laurent Monsengwo comme président de l’assemblée.

 

Septembre 1992 Affrontements inter-ethniques entre Kasaïens et Shabiens dans le Shaba.

 

6 décembre 1992 La Conférence nationale achève ses travaux après avoir désigné un Haut Conseil de la République (HCR) aux fonctions législatives et de contrôle.

 

Décembre 1992 Pillage de Kisangani, au Shaba, et destruction partielle de Goma, à l'est du pays, par des soldats réclamant le paiement de leur solde. Les troubles s'étendent à plusieurs autres villes, dont Kolwezi.

 

15 janvier 1993 Le HCR annonce une procédure de destitution du Président, l'accuse de haute trahison et déclenche une journée "ville morte" à Kinshasa.

 

Entre le 24 et le 29 janvier 1993 Kinshasa connaît sa deuxième vague de pillages. Ces émeutes, à nouveau initiés par les militaires, feront plus de 1 000 morts et notamment, celle de l’ambassadeur de France, Philippe Bernard, et d’un de ses collaborateurs, tués dans leur bureau). 1 300 étrangers sont évacués.

 

17 mars 1993 Mobutu fait élire Faustin Birindwa (désavoué par le HCR).

 

Juillet 1993 Des affrontements éclatent au Kivu et font 4 000 morts.

 

Octobre 1993 Création du nouveau zaïre, qui vaut 3 millions de zaïres anciens. 1 BEF = 257.143 z anciens

 

Décembre 1993 Valentin Lubumba, membre du parti lubumbiste unifié, est assassiné.

 

1994 Suite à la guerre au Rwanda et à la guerre civile au Burundi, plus d’un million de réfugiés s’installe en territoire zaïrois.

 

14 janvier 1994 Après un accord avec l’opposition, Mobutu annonce la démission du gouvernement et la dissolution du HCR, remplacé par le Haut Conseil de la République - Parlement de transition.

 

14 juin 1994 Léon Kengo Wa Dondo est élu Premier ministre.

 

Juin 1994 Le Président Mobutu accorde à la France le droit d'utiliser le kivu zaïrois comme base arrière de son opération militaro-humanitaire "Turquoise", qui aboutira à permettre la fuite au Zaïre de l'armée rwandaise et des milices génocidaires, avec un million de civils.

 

Juillet 1994 Kengo Wa Dondo, élu par l'assemblée de transition, devient Premier ministre, à la colère de Tshisekedi qui estime que le poste lui revient.

 

Novembre 1994 Le Président Mobutu est invité au sommet franco-africain de Biarritz, ce qui marque la fin de son isolement diplomatique sur la scène internationale.

 

Printemps 1995 Début d’une épidémie de fièvre hémorragique dans la région de Kikwit (virus Ebola) qui fait 244 morts.

 

30 septembre 1996 Bukavu est la première ville prise par la rébellion, dirigée par Laurent-Désiré Kabila.

 

25 octobre 1996 L'Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo-Zaïre (AFDL) est créée avec, pour objectif, le renversement de la dictature de Mobutu.

 

31 octobre 1996 Combats dans le Nord-Kivu : 300.000 réfugiés fuient leurs camps.

 

4 novembre 1996 Le gouvernement de Kinshasa reconnaît ne plus contrôler Goma et Bukavu.

 

3 décembre 1996 Paris réaffirme son attachement à "l'intégrité territoriale du Zaïre".

 

2 janvier 1997 Le gouvernement zaïrois, présidé par Léon Kengo wa Dondo, annonce une réplique foudroyante pour enrayer la progression des troupes rebelles.

 

18 février 1997 L'ONU demande "la cessation des hostilités".

 

15 mars 1997 La troisième ville du pays, Kisangani, tombe aux mains des rebelles.

 

16 mars 1997 Bruxelles estime que "l'époque de Mobutu est révolue".

 

21 mars 1997 Le Président Mobutu, soigné en France, rentre au Zaïre.

 

26 mars 1997 Première rencontre entre représentants de Mobutu et de la rébellion en marge d'un sommet africain au Togo.

 

31 mars 1997 La rébellion prend le contrôle de Kasenga et de Kamina.

 

4 avril 1997 La capitale du diamant, Mbuji Mayi, est conquise par la rébellion.

 

Du 5 au 8 avril 1997 Discussions directes inter-zaïroises à Pretoria en Afrique du Sud.

 

9 avril 1997 Après quelques heurts avec la DSP (Division Spéciale Présidentielle), Lubumbashi, deuxième ville du pays, est contrôlée par les troupes de Laurent-Désiré Kabila.

 

13 avril 1997 Les rebelles prennent Kananga, capitale du Kasaï occidental, et Kolwezi (Shaba).

 

29 avril 1997 Alors que Kikwit, à 500 km à l'est de Kinshasa, tombe aux mains des rebelles, Washington estime que le Président Mobutu "a fait son temps".

 

2 mai 1997 Chute de la ville natale du maréchal mobutu, Lisala, à 1.000 km au nord de Kinshasa.

 

4 mai 1997 Premier face-à-face (et dernier) entre le Président Mobutu et le chef de la rébellion, Kabila, à bord du bateau sud-africain, l'Outenika, au large des côtes du Congo.

 

8 mai 1997 Bandundu, à 300 km de Kinshasa, passe sous contrôle des rebelles alors que se tient à Libreville un sommet de six chefs d'Etat francophones d'Afrique centrale qui prône une "solution négociée".

 

10 mai 1997 L'archevêque Laurent Monsengwo est élu à la présidence du Haut Conseil de la République/Parlement de transition, mais ce dernier , lors d'une conférence de presse tenue à Bruxelles, réserve sa réponse.

 

14 mai 1997 Annulation du deuxième sommet entre Mobutu et Kabila, sous l'égide du Président Nelson Mandela et qui devait se tenir sur le bateau sud-africain à Pointe-Noire au Congo.

 

16 mai 1997 Le maréchal Mobutu se rend à Gbadolite, son fief, situé à 1.200 km au nord de Kinshasa et proche de la frontière de la République Centrafricaine. Il annonce sa décision de "se tenir à l'écart de la conduite des affaires du gouvernement", sans renoncer à sa fonction.

 

17 mai 1997 Le chef d'Etat major, le général Mahele, est asassiné dans la nuit de vendredi à samedi par des agents de la DSP (Division Spéciale Présidentielle).

Les troupes de Kabila entre dans la capitale Kinshasa, sans rencontrer de véritable résistance.

L'AFDL, dans un communiqué lu à Lubumbashi par Laurent-Désiré Kabila, annonce que Monsieur Kabila devient le Président du pays qui est aussitôt rebaptisé République Démocratique du Congo.

 

7 septembre 1997 L'ex-président Mobutu meurt, suite à un cancer de la prostate, dans un hôpital de Rabbat au Maroc.

suite

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Deuxi%C3%A8me_guerre_du_Congo

 

Accueil | Breves | Au fil de l'histoire | Chemins de la mission | Activités | Projets | Galerie photo | Contactez-moi

La dernière mise à jour de ce site date du 14/02/08